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RÉGLEMENTATION
DE LA FORMATION
La contribution des entreprises destinée
à la formation continue de leurs salariés varie suivant l’effectif
de l’entreprise.
De plus, depuis le 2 août 2006, une ordonnance a introduit une nouvelle
catégorie de salariés, les « 10 à 19 salariés », redevable d’une contribution
allégée à 1,05% de la masse salariale brute.
Les entreprises de cette classe d’effectif sont, comme les « moins
de 10 » exonérées de la contribution CIF.
La prise en compte de cette catégorie nous amène au tableau récapitulatif
suivant:
Pour les entreprises de 10 salariés et plus, les différentes contributions
font l’objet de versements libératoires auprès des OPCA
compétents (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés),
à l’exception du solde (0,9%) qui peut être directement utilisé
par les entreprises. Ce budget peut être consacré à la mise
en oeuvre de prestations de formation (actions de formation, bilans de compétences,
VAE) dans le cadre du plan de formation de l’entreprise ou du DIF ou versé
également à un OPCA.
Ces contributions sont contrôlées annuellement par le biais
de la déclaration fiscale « 2483 » exigible le 30 avril.
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Moins
de 10
salariés |
De
10 à 19
salariés |
20
salariés
et plus |
| Taux
de contribution (en % de la masse salariale brute) |
0,55% |
1,05% |
1,60% |
| Contribution
CIF (en % de la masse salariale brute) |
Pas
Due |
Pas
Due |
0,20% |
Contribution
professionnalisation et DIF
(en % de la masse salariale brute) |
0,15% |
0,15% |
0,50% |
| Solde
(en % de la masse salariale brute) |
0,40% |
0,40% |
0,90% |
Divers mode d’entrée en
formation
• LE PLAN DE FORMATION
• LE DROIT INDIVIDUEL À LA FORMATION (DIF)
• LES DISPOSITIFS DE PROFESSIONNALISATION
LE PLAN DE FORMATION
Le contenu du plan est classé en 3 catégories d’actions
de formation :
• Les actions d’adaptation au poste de travail, qui se déroulent
pendant le temps de travail et donnent lieu au maintien de la rémunération,
• Les actions liées à l’évolution des emplois
ou participant au maintien dans l’emploi. Elles se déroulent pendant
le temps de travail et donnent lieu au maintien de la rémunération.
En cas de dépassement de l’horaire de travail, elles ne s’imputent
pas sur le contingent d’heures supplémentaires dans la limite annuelle
de 50 heures,
• Les actions de développement des compétences qui peuvent
se dérouler en dehors du temps de travail dans la limite de 80 heures
avec l’accord écrit du salarié.
En cas de formation hors du temps de travail, l’entreprise verse au salarié
l’allocation de formation, égale à 50 % de sa rémunération
nette de référence.
Il n’existe pas d’obligation de construire un plan de formation
incluant systématiquement les 3 catégories d’actions. C’est
l’employeur qui déterminera le classement des actions de formation
en telle ou telle catégorie.
LE DROIT INDIVIDUEL À LA FORMATION
(DIF)
Ce droit permet aux salariés, sous certaines conditions, de bénéficier
de 20 heures de formation par an, cumulables sur 6 ans. Ce droit est réservé
à tout salarié employé à temps plein en contrat
à durée indéterminée et justifiant d’au moins
un an d’ancienneté. Pour les salariés à temps partiel
ce droit annuel est calculé au prorata du temps de travail. Les salariés
en CDD bénéficient quant à eux d’une formation financée
et rémunérée.
Pour l’exercice du DIF les actions de formation sont définies comme
prioritaires par une convention ou un accord de branche ou d’entreprise
. À défaut d’un tel accord, les actions de formation permettant
l’exercice du DIF sont :
• Les actions de promotion ou d’acquisition, d’entretien ou
de perfectionnement des connaissances,
• Les actions de qualification, soit sanctionnées par un diplôme
ou un titre répertorié dans le Répertoire National des
Certifications Professionnelles, soit reconnues par une convention collective
de branche ou par une CPNE (Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi).
LA MISE EN OEUVRE DU DIF
C’est le salarié qui prend l’initiative de suivre une formation
dans le cadre du DIF avec la condition préalable d’obtenir l’accord
de l’employeur sur le choix de l’action de formation.
Si pendant deux exercices civils consécutifs un désaccord persiste
entre employeur et salarié, celuici peut présenter sa demande
à l’OPACIF qui l’étudie au regard de ses priorités.
Si l’OPACIF accepte la demande, l’employeur verse alors à
l’OPACIF :
• Le montant de l’allocation de formation correspondant aux droits
acquis au titre du DIF par le salarié,
• Les frais de formation calculés selon la base forfaitaire applicable
dans le cadre du contrat de professionnalisation.
Le DIF est mis en oeuvre hors du temps de travail, sauf convention ou
accord collectif de branche ou d’entreprise prévoyant
que l’action de formation puisse se dérouler en partie pendant
le temps de travail. Si le DIF est mis en oeuvre hors temps de travail, l’employeur
verse au salarié l’allocation de formation d’un montant égal
à 50 % de la rémunération nette de référence
du salarié concerné.
Si le DIF est mis en oeuvre pendant le temps de travail le salarié bénéficie
du maintien de sa rémunération.
LA « TRANSFÉRABILITÉ » DU DIF
Le DIF est « transférable » en cas de départ du salarié
de l’entreprise.
• En cas de licenciement : le salarié peut demander avant la fin
de son préavis, au titre des droits acquis, à bénéficier
ultérieurement d’une action de bilan de compétences, de
validation des acquis de l’expérience ou de formation financée
par le DIF,
• En cas de démission : le DIF peut, à la demande du salarié,
être utilisé pendant le préavis pour suivre un bilan de
compétences, d’une VAE ou d’une action de formation,
• En cas de licenciement pour faute lourde ou grave, en cas de retraite
: le DIF est perdu.
LES DISPOSITIFS DE PROFESSIONNALISATION
La professionnalisation est ouverte non seulement aux publics en voie d’insertion
(jeunes et demandeurs d’emploi) mais également aux salariés
en cours de contrat de travail.
LE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION,
permet aux jeunes qui souhaitent compléter leur formation initiale d’acquérir
une qualification dans le cadre d’un contrat de travail particulier associant
séquences de formation et exercice d’une activité professionnelle,
Ce contrat peut être un CDD de 6 à 12 mois ou un CDI avec une période
de professionnalisation de 6 à 12 mois. Cette durée peut être
portée à 24 mois pour certains publics spécifiques ou pour
les qualifications dont la nature exige cet allongement de durée. La
durée minimale des actions d’évaluation, d’accompagnement,
d’enseignements généraux, professionnels et techniques équivaut
à 15 % de la durée du CDD ou de la période de professionnalisation
du CDI (plancher 150 heures). Cette durée, par accord de branche, peut
être portée à 25% voire plus.
LA PÉRIODE DE PROFESSIONNALISATION
Elle permet à certaines catégories de salariés en CDI d’acquérir
une qualification ou de participer à une action de formation afin de
favoriser leur maintien dans l’emploi (salariés dont la qualification
est insuffisante au regard de l’évolution des techniques et des
organisations, salariés ayant au moins 20 ans d’activité
professionnelle ou âgés de 45 ans et avec au moins 1 an d’ancienneté
dans l’entreprise, salariés qui envisagent la création ou
la reprise d’une entreprise, femmes après un congé de maternité,
parents ayant un congé parental, travailleurs handicapés). Ce
dispositif peut être mis en oeuvre soit par le salarié dans le
cadre du DIF, soit par l’employeur dans le cadre du plan de formation.
L’action peut se dérouler tout ou partie hors du temps de travail
ce qui permet dans ce cas au salarié de bénéficier de l’allocation
de formation.
L’information et l’orientation tout au long de la vie professionnelle
L’ENTRETIEN PROFESSIONNEL
Il trouve son origine dans l’Accord National Interprofessionnel du 5 décembre
2003, complété par l’avenant n°1 du 20 juillet 2005.
Cet entretien doit avoir lieu au moins tous les deux ans. Ses modalités
de mise en oeuvre doivent être prévues par un accord de branche
ou d’entreprise ou, à défaut, par l’employeur.
Il a lieu soit :
• à l’initiative du salarié,
• à l’initiative de l’employeur (le cas échéant
avec un concours technique extérieur)
Il a pour objectif de permettre au salarié d’élaborer son
projet professionnel à partir de ses souhaits d’évolution
dans l’entreprise, de ses aptitudes et des besoins de cette dernière.
LE PASSEPORT DE FORMATION
C’est un document récapitulatif des connaissances, compétences et aptitudes
professionnelles d’un salarié, établi à l’initiative
du salarié lui-même et restant sa propriété.
Il l’utilise comme bon lui semble. Ce passeport peut l’aider dans
sa mobilité interne ou externe.
LE
BILAN DE COMPÉTENCES
Tout salarié peut demander à bénéficier d’un bilan
de compétences mis en œuvre pendant ou en dehors du temps de travail et dans
le cadre d’une démarche individuelle.
Après
vingt ans d’activité professionnelle et, à compter de
son quarante-cinquième anniversaire, tout salarié
bénéficie, sous réserve d’une ancienneté
minimum d’un an de présence dans l’entreprise qui l’emploie, d’un bilan de compétences"
mis en œuvre en dehors du temps de travail. La prise en charge
financière du bilan de compétences est assurée, en priorité et à la demande du
salarié, par le dispositif du congé individuel de formation ou par celui du droit individuel à la formation.
Ces actions de bilan contribuent à lélaboration, par le
salarié concerné, d un projet professionnel pouvant
donner lieu, le cas échéant, à la réalisation
d’actions de formation.
LA VAE (validation des acquis de l’expérience)
Tout
salarié peut demander à bénéficier d’une validation
des acquis de l’expérience, mise en œuvre pendant ou en dehors du
temps de travail et dans le cadre d’une démarche individuelle.
Après vingt ans d’activité professionnelle et à compter de
son quarante-cinquième anniversaire, tout salarié
bénéficie, sous réserve d’une ancienneté
minimum d’un an de présence dans l’entreprise qui l’emploie,
d’une priorité d’accès à une validation
des acquis de l’expérience.
Ces actions de validation contribuent à l’élaboration, par
le salarié concerné, d’un projet professionnel pouvant
donner lieu, le cas échéant, à la réalisation
d’actions de formation.
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